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L’histoire des Thibautins : 25 ans de théâtre!

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Une belle histoire que la nôtre

En 1992, un groupe de parents d’élèves de Boulogne-sur-Mer, animé par Thibaut Février, décida de monter un spectacle de théâtre à l’intention des parents de leur école. D’emblée c’est le répertoire du théâtre de Boulevard qui recueillit le plus de suffrages. Au cours d’un brainstorming, l’idée de partir du prénom de l’initiateur du projet donna le nom de cette troupe, encore informelle, Les Thibautins. Les répétitions se déroulaient dans une petite salle à Saint-Martin-Boulogne, non loin de l’école où les décors étaient construits. C’est également dans cette salle qu’étaient données les six représentations annuelles. Après La Soupière de Robert Lamoureux, il y eut Oscar de Claude Magnier, et Pyjama pour six de Marc Camoletti en 1995.
Cette année-là, Philippe Harbart, journaliste à Boulogne-sur-Mer, président de l’association des parents d’élèves, est appelé comme nouveau metteur en scène. Comédien amateur depuis 1978, formé au Théâtre-Ecole du Théâtre Populaire des Flandres à Lille, il donne au groupe une réelle existence en créant une association d’une quinzaine de membres et transmet les techniques de base qui manquaient aux Thibautins.

Un parrain prestigieux

En 1996, la troupe monte Cher Trésor de Jean-Jacques Bricaire. Par l’entremise d’un nouveau membre, Pascal Chivet, la compagnie bénéficie du parrainage de Jean-Jacques Bricaire, auteur à succès et directeur du théâtre Marigny de 1962 à 2000. L’association amorce un nouveau virage en sortant pour la première fois de sa salle habituelle.
Une mini tournée dans l’agglomération boulonnaise laisse entr’apercevoir alors toutes les possibilités de développement.

1997 est une année charnière pour l’association. Pascal Chivet se lance, cette année-là, dans l’écriture d’un vaudeville avec un collègue de travail, Dominique Ghesquière. Dans un décor et des costumes 1900, conçus par elle, la compagnie crée ainsi L’Emprunt russe. Une pièce aujourd’hui éditée à Art et Comédie et que plusieurs compagnies ont déjà choisi de reprendre… Pour cette création, la compagnie prend une nouvelle dimension en recrutant de nouveaux comédiens et en multipliant ses représentations. Un membre de l’association, Benoît Telliez, assure la régie son et lumière. Cette fois, la salle paroissiale des débuts n’est plus qu’un souvenir. Le comédien-auteur, Pascal Chivet, monte une véritable tournée dans l’agglomération. Et une nouvelle salle de répétition est trouvée. Une convention est en effet signée avec la municipalité de Le Portel, une commune proche de Boulogne-sur-Mer, pour la mise à disposition de son vieux cinéma de quartier.

En 1998, une nouvelle étape est franchie. Un peintre boulonnais, Michel Chemin, s’associe au travail de création de la compagnie en réalisant les dessins des affiches et programmes financés grâce au concours financier de la Caisse d’Epargne du Pas-de-Calais.
Et Jean-Jacques Bricaire vient assister à la représentation du Grand zèbre au théâtre municipal de Calais, une comédie qu’il a écrite avec le regretté Maurice Lasaygues.

En 1999, Pascal Chivet devient le nouveau président des Thibautins. Devant l’accueil chaleureux du public et des municipalités ou associations organisatrices, la compagnie est amenée à améliorer son équipement son et à acheter un camion pour le transport des décors…
La compagnie joue La brune que voilà de Robert Lamoureux en 99, puis au début de cette année 2000 Le noir te va si bien de Jean Marsan. Le fils de l’auteur assiste à la création de cette pièce au théâtre Monsigny à Boulogne-sur-Mer.

Le public grandit d’année en année. Le nombre de spectateurs est passé de 600 en 1992 à près de 4.000 spectateurs en 2000, il est passé à plus de 6.000 en 2004. Le résultat d’un travail rigoureux et exigeant. Car, qui dit théâtre de Boulevard ne signifie pas théâtre au rabais ! Faire rire est une tâche ardue, autant sur le plan technique que créatif…
De janvier à avril 2001, Les Thibautins ont remporté un vif succès avec Panique au Plazza de Ray Cooney dans une adaptation de Christian Clavier et Jean-Marie Poiré, attirant ainsi 5.500 spectateurs.

En 2002, la troupe a joué Tailleur pour dames de Feydeau, le premier grand succès du maître du vaudeville ! Une création pour laquelle la compagnie a confié aux terminales de BEP menuiserie du lycée Giraux-Sannier de Saint-Martin-Boulogne, la construction des nouveaux décors dans le cadre d’un projet pluridisciplinaire à caractère professionnel.

En 2003, la compagnie a interprété Sans rancune de Ron Clark et Sam Bobrick, et en 2004, Espèces menacées devant plus de 6.000 spectateurs. Ce qui a permis à la troupe de rejouer Ray Cooney, le Feydeau anglais, très apprécié du public français, et de travailler pour la première fois avec Olivier Lepetit à la mise en scène.

En 2005, toujours dans une mise en scène d’Olivier Lepetit, la Compagnie joue Face à Face de Francis Joffo en présence de l’auteur !

Jusqu’à ce jour, d’autres spectacles ont suivi et le public n’a cessé de croître (voir rubrique les Pièces)….

L’organisation

L’association tourne dans les Hauts-de-France de janvier à fin avril, début mai.
C’est à ce moment-là qu’est choisie collectivement la nouvelle pièce. Une décision difficile puisqu’il s’agit de trouver une pièce pouvant faire jouer tous les membres de la compagnie, évidemment comique, originale, et dont la distribution s’adapte à la composition de la troupe… Ensuite, le metteur en scène assure la distribution des rôles. Les textes sont appris durant les vacances d’été et les répétitions commencent début septembre jusqu’à fin décembre. Le début du mois de janvier étant réservé aux filages.

Des ateliers

Philippe Harbart a créé un premier atelier théâtre adulte qui s’est réuni chaque mercredi soir au cinéma Casino des Familles du Portel, afin de faire découvrir le monde du théâtre à un public adulte et aussi dans l’espoir de constituer un vivier d’acteurs pour continuer à enrichir les rangs de la compagnie. En 1999, cet atelier présenta une série d’extraits de pièces du répertoire (Huis clos de Jean-Paul Sartre, Knock de Jules Romains…) et en 2000, il joua La ballade des planches de Jean-Paul Alègre. Devant le nombre grandissant de demandes, un second atelier a ouvert ses portes, animé par Olivier Lepetit. A alors été créée l’association Les Ateliers des Thibautins, présidée par Sylvie Martel, qui est ensuite devenue une Cie professionnelle, Le Théâtre Déboulonné, présidée par Philippe Harbart, qui aujourd’hui préside le Théâtre de l’Echange (le-tde.blogspot.fr) et quia ouvert en 2012 un nouvel atelier théâtre dans la salle de répétition des Thibautins à Boulogne-sur-Mer.

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